jeudi 9 mars 2017

Belfort: dans le coma après une sortie scolaire

Un enfant de trois ans est plongé dans le coma suite à une sortie scolaire à la patinoire de Belfort, rapporte aujourd'hui France Bleu. L'enfant a été retrouvé hier, inconscient, dans le bus qui ramenait sa classe à l'école maternelle d'Eloie, une commune voisine.
L'enfant était en état de détresse respiratoire. Pris en charge par les pompiers, il a été transporté à l'hôpital de Besançon où il reste aujourd'hui plongé dans un état grave. Au village d'Eloie, l'émotion est vive. Une cellule d'écoute a été mise en place, tandis qu'une enquête a été ouverte pour comprendre ce qui s'est passé au cours de la sortie scolaire et qui a pu causer le coma de l'enfant
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/index.php

dimanche 24 juillet 2016

Une fée à bébés à la Miotte

C’était bien avant que le lion soit un lionceau… À Belfort, même les cigognes d’Alsace ne s’arrêtaient pas pour déposer leurs bébés devant les portes.
Avec l’humour dont il est coutumier, Hervé Thiry-Duval raconte pourquoi on surnomme les Belfortains « petits Miottains », « les rejetons de la pierre de la Miotte ». Selon le fééricologue haut-saônois, la colline qui surplombe l’étang des Forges abrita jadis une fée, que Cyrille Meyer, illustrateur et prof à l’école d’art Gérard-Jacot, a imaginée « tout ébouriffée », les cheveux citrouille et le nez retroussé.

Un album sur les racines

Le tout donne « La fée Miotte », un album… d’hommes, qui explorent un sujet tout féminin, « comment on crée des bébés ». « Sans cette fée, pas de petits Belfortains », résume Christine Valot, éditrice du Jardin des mots, la maison d’édition de Sermamagny adossée à l’agence de conteurs Les Singuliers, à l’origine de la collection « Les gourmands ».
Après « La pierre du loup » et « Le lapin de Noël », déjà imaginé par Hervé Thiry-Duval, ce troisième titre allie toujours une histoire et une recette élaborée par un chef de la région. La fée Miotte nous plonge dans une mousse au chocolat, douce, lisse, savoureuse comme « la rivière dont l’eau a si bon goût »… La recette est celle de Danièle, du Pochon magique, qui la propose classique ou au tofu soyeux.
L’ensemble bien mixé, « qui ne s’adresse pas qu’à des petits », commence à voyager, Belfort n’étant que prétexte à conter des histoires de villageois et de merveilleux.
Christine Valot a travaillé en même temps sur un autre album, contemporain, avec une autre conteuse : Cahina Bari, alsaco-algérienne, qui portait en elle depuis longtemps le texte de « Titom et Tilou ». Dans cette fable écologique, un petit garçon se lie d’amitié avec un louveteau, avec lequel il va cheminer.
« C’est un texte fort et puissant, Cahina y exprime ses convictions pour préserver notre planète et l’histoire a aussi un autre degré lié à sa double culture », raconte l’éditrice : enfant et loup ont été adoptés, l’un par d’autres parents, l’autre par une meute. « Ce livre est le bébé de Cahina, elle savait où elle voulait aller, elle voulait parler de nos racines ».
Et dans ces pérégrinations qui vont jusqu’à entendre « battre le cœur du monde », c’est Christophe Nguyen Van Khang, chef du Vieux Relais à Auxelles-Bas, qui délivre sa recette de croustillant de bœuf aux crevettes. En hommage à son grand-père, « né en 1911 et obligé de quitter le Viêtnam pour la France. Il n’a jamais retrouvé sa famille ».
Christine Valot l’assure : « Ces deux histoires ne sont pas gratuites », ni dans leur conception, avec des duos qui marchent -Titom et Tilou sont croqués par une Strasbourgeoise, Émilie Graebling, qui a travaillé « tout en douceur »-, ni dans les sujets, qui proposent un niveau de lecture pour les plus grands.
Déjà rien qu’avec les pages, on se régale.
« La fée Miotte » et « Titom et Tilou », Le jardin des mots, coll. Les gourmands, réalisés avec le concours de la Région Franche-Comté, 11 € l’un.
 

mercredi 20 juillet 2016

Collecte des déchets : la communauté d’agglomération belfortaine fixe de nouvelles règles

LE « FINI-PARTI », c’est… fini. Autrement dit, les 70 à 80 agents de la CAB chargés de la collecte des ordures ménagères ne bénéficieront plus de l’horaire modulable et devront désormais attendre la fin de leurs sept heures de travail quotidiennes avant de rentrer chez eux. Et leur journée ne commencera plus à 5 h, mais à 6 h, pour s’achever donc à 13 h.
Ces deux mesures constituent deux éléments centraux de la réorganisation du service, présentée mardi matin par le député-maire de Belfort et président de la CAB Damien Meslot et Jacques Bonin, maire de Bourogne et vice-président de la CAB en charge de la gestion des déchets.

« Dialogue social constructif »

« Tout cela est le résultat d’une réflexion d’un groupe de travail autour de dix thèmes avec sept représentants du personnel, depuis le mois de janvier. Il fallait réorganiser ce service, mais aussi instaurer un dialogue social riche et constructif, sans crispations. Nous ne nous étions fixés aucun délai pour aboutir à un accord », souligne Jacques Bonin.
Damien Meslot ajoute : « J’ai moi-même rencontré l’ensemble du personnel le 21 juin au centre technique municipal pour présenter les décisions prises à la suite de tous ces échanges. Nous sommes ensuite allés devant le comité technique paritaire le 18 juillet. La CGT et la CFDT ont approuvé ces mesures. C’est très important, car cela faisait des années qu’il n’existait aucune possibilité d’accord ».
Des années émaillées de moult grèves, au grand dam des usagers.
Le texte prévoit aussi que les heures supplémentaires éventuelles devront être effectuées après la journée de travail et non avant, comme c’était la coutume. Le règlement rend aussi obligatoire le badgeage (pointage), maintient bien sûr les six jours de RTT supplémentaires compte tenu des horaires et de la pénibilité du travail, crée un poste de ripeur à temps complet (adjoint technique territorial) et affecte une enveloppe de 15 000 € au recours à des agents contractuels.
Autre nouveauté : les équipes (deux ripeurs, un chauffeur) changeront de tournée tous les deux mois. « Certaines sont plus pénibles, d’autres relativement simples. Il est donc plus équitable d’instaurer ce partage des difficultés » estime Damien Meslot.

Nouveaux horaires applicables le 19 septembre

À titre exceptionnel, le monoripage (un ripeur seul aidé le cas échéant du chauffeur) sera toléré sur des circuits spécifiques.
Il n’y aura plus qu’une seule benne au lieu de quatre pour les collectes du samedi, l’objectif étant de limiter le nombre d’heures supplémentaires structurelles. Les autres ramassages seront effectués en semaine.
Précisons que pour les usagers, cette réorganisation, qui comprendra aussi quelques modifications de circuits, ne changera que peu de chose.
Le dispositif entrera en application le 19 septembre concernant la modification des horaires de travail (semaine et samedi), les autres points étant applicables dès le 1er août.
Une négociation reste encore à effectuer : celle concernant les compensations des agents qui travaillaient le samedi. Ce sera pour le mois de septembre.

http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2016/07/20/collecte-des-dechets-la-communaute-d-agglomeration-belfortaine-fixe-de-nouvelles-regles

lundi 18 juillet 2016

Retour du tuning dans le Territoire

Dimanche, le château Vermot s’est transformé en temple du tuning. Sur les pelouses du parc de Chatenois-les-Forges, près de 70 voitures ont pris place, customisées des jantes au pare-chocs, en passant par la sellerie, les lumières, et la sono. Alors que le tuning tombe en désuétude dans l’Aire urbaine, l’association Suprême Car a décidé d’organiser ce show tuning. Pour relancer une dynamique locale et changer l’image qu’en ont des gens. Ici, pas de « Jacky tuning », prévient Julien Gehant, le président de l’association de Montbéliard. Toutes les voitures ont été strictement triées à l’entrée. Hors de question de venir avec un engin pas terminé, ou faire rugir son moteur pendant toute la journée. Le critère : « Une voiture unique et agréable à regarder. » Trônant au-dessus des allées où sont alignées les autos personnalisées, Olivier Colney est un peu le roi de la journée. Sur sa Seat Ibiza, il a mis près de 40 000 €, pour tout changer. Carrosserie dessinée sur-mesure, sellerie, tableau de bord, sonorisation, tout a été customisé. Jusqu’aux portes « lambo » : elles ne s’ouvrent pas sur le côté mais se lèvent, comme sur une Lamborghini. Le clou du spectacle : la feuille d’or plaquée en forme de flammes sur les flancs du véhicule. À ce prix-là, pas question d’aller travailler tous les jours avec. Les adeptes de tuning ont une voiture pour les trajets quotidiens et leur « voiture de travail », qu’ils sortent pour les rassemblements, et parfois sur circuit. « Celle-ci fait environ 15 sorties par an, explique Olivier Colney. Le reste du temps, elle est au garage, où je lui consacre dix à quinze heures par mois. » Question entretien, il faut vérifier les vis, qui peuvent se desserrer avec les vibrations qu’envoie la voiture, mais surtout la nettoyer. Une tâche à laquelle le passionné alloue un budget de 100 € mensuel en produits d’entretien. Mais s‘il permet de faire les choses en grand, le tuning est accessible à des budgets plus modestes. « On peut y aller progressivement en changeant des éléments au fur et à mesure », explique Julien Gehant. Quoi qu’il en soit, mieux vaut se rapprocher de pratiquants expérimentés. « Ça permet de savoir par quoi commencer et d’éviter les pièges. On peut aussi s’échanger les bonnes adresses. » Contrairement à ce qu’on pourrait penser, il n’y a pas que des hommes dans les rassemblements de tuning. Pamela Ioanni fait partie des quatre filles de l’association, sur un total de dix membres. Elle a commencé à changer « deux ou trois trucs » sur sa 206 il y a 8 ans, et a fini par tomber dedans. « J’ai commencé à exposer et à customiser de plus en plus. Après, on arrive au moment où on abaisse la voiture et elle devient trop contraignante à conduire au quotidien. Alors on la réserve au tuning et on se trouve une autre voiture pour rouler. » Car, contrairement à un autre cliché que l’on peut avoir du tuning, les voitures custom ne roulent que rarement. Les rodéos sauvages, c’est dans les films. La plupart du temps, elles foulent le macadam pour se rendre à un rassemblement. L’ambiance, à Chatenois, était d’ailleurs bien familiale, entre les visiteurs nombreux, des villages environnants et les exposants, installés à l’ombre dans leurs transats. Si les organisateurs pensaient accueillir plus de voitures à exposer, ils ont montré que leur passion est bien plus qu’un cliché. Alors que les shows tuning avaient déserté le secteur depuis quelques années, ils espèrent bien rendre ce nouveau rendez-vous régulier et incontournable.
http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2016/07/18/retour-du-tuning-dans-le-territoire

dimanche 17 juillet 2016

Rougemont : du foot sur le green

LES BALLES DE GOLF n’étaient pas seules, hier, à rouler le long des fairways de Rougemont-le-Château. Au milieu des golfeurs, des amateurs du ballon rond ont fait le 18 trous du pied des Vosges, qui hébergeait la 15e étape de la Footgolf cup. En respectant les règles du golf, ils n’avaient que leurs pieds et leurs cuisses, à la place des clubs, pour mettre leur ballon de football au fond du trou, en un nombre de coups le plus faible possible.
Le Belfortain Philippe Marchand est venu essayer. Joueur de football régulier, il a été invité par son cousin à participer à la compétition de footgolf. Au bout de quelques trous, le sportif a bien regretté de ne pas s’être échauffé avant. Blessé pendant la matinée à la jambe, il a décidé d’arrêter avant la fin. « Je ne pensais pas que ça serait aussi physique. Sur les 18 trous, on frappe finalement un bon nombre de fois et on le sent ! » Le Belfortain n’est pas pour autant déçu de cette expérience qu’il compte bien renouveler.

Dress code : élégant

Venu de Colmar, Julien Gaudé a essayé une fois ce nouveau sport. Adepte du football, il a arrêté de jouer il y a longtemps à cause d’une blessure. « Le footgolf me permet de taper dans le ballon de temps en temps. Et dans un cadre magnifique. » Un atout qui ne laisse pas Florent Milo indifférent. Ce Lyonnais a découvert ce sport en mars, et depuis, il a participé aux 14 premières étapes de la coupe de footgolf, aux cinq coins de la France. « Le cadre, toujours différent, change des stades de foot. Et puis tout le monde doit suivre un dress code élégant, comme au golf. Ça donne une ambiance. »
Le Lyonnais, footballeur depuis ses 4 ans, apprécie ce nouveau sport qui combine « la mentalité du golf au plaisir du foot ». « Avec les bagarres, les dérapages des supporteurs et des joueurs, il y a de quoi être dégoûté du football. Ici, c’est convivial. »
Et même s’il n’en a pas l’air au premier coup d’œil, le footgolf, bien qu’ouvert à tous, est très technique. « Il n’y a que des bons joueurs de foot ici. Il faut une grosse technique pour réussir chaque trou avec un minimum de coups », affirme Florent Milo. Entre les frappes longues, les pentes, les bunkers et les obstacles naturels comme les arbres et les plans d’eau, il vaut mieux avoir une certaine maîtrise de la balle pour finir dans les clous. D’ailleurs, Florent a mis du temps à trouver « le » ballon. « Il y en a qui ont plus ou moins d’effet ou trop de prise au vent, explique le passionné. Après plusieurs essais, j’ai fini par choisir celui-là, c’est un ballon de match officiel. »
Quelques adaptations ont été nécessaires sur le parcours : une autre excavation, plus large et profonde que celle des balles de golf, a été installée à chaque trou, pour réceptionner les ballons. Le par de chaque trou, c’est-à-dire le nombre de coups normalement nécessaires pour le parcourir, a été adapté.
Le Lyonnais, à force de côtoyer les golfeurs, a fini par prendre le goût du vert et à apprécier le côté « individuel » du footgolf. Il compte bien passer plus tard aux clubs et aux petites balles. En attendant, et entre chaque compétition, il continuera à aller s’entraîner dans les quelques golfs de France aménagés, comme celui de Rougemont, qui affecte des créneaux aux footgolfeurs sur réservation.

http://www.estrepublicain.fr/edition-belfort-hericourt-montbeliard/2016/07/17/rougemont-du-foot-sur-le-green